Un grand titre, Notre Eglise et le sous-développement,
qui exige l’attention, et qui a bien vendu à la dernière édition de Livres en
folie. Enfin une perspective chrétienne au sous-développement ! N’ai-je
pas lu quelque part que le christianisme a beaucoup contribué au développement,
par les valeurs qu’il prône, telles que l’intégrité et la responsabilité, sur
lesquelles repose le système de crédit bancaire ? Mais, peut-être ici, Mr.
Sony Lamarre Joseph va démontrer le contraire, que le christianisme, au moins tel
que pratiqué en Haïti, débouche davantage sur la paupérisation que sur la
création de richesse et de l’amélioration du standard de vie. On a donc hâte de
lire les idées de l’auteur sur le rôle de l’Eglise dans le sous-développement.
Lui qui s’est taillé une réputation d’expert en communication, peut-être est-il
aussi une autorité en matière de développement.Notre Eglise et le sous-développement de Sony Lamarre Joseph
Par Mario Malivert
Un grand titre, Notre Eglise et le sous-développement,
qui exige l’attention, et qui a bien vendu à la dernière édition de Livres en
folie. Enfin une perspective chrétienne au sous-développement ! N’ai-je
pas lu quelque part que le christianisme a beaucoup contribué au développement,
par les valeurs qu’il prône, telles que l’intégrité et la responsabilité, sur
lesquelles repose le système de crédit bancaire ? Mais, peut-être ici, Mr.
Sony Lamarre Joseph va démontrer le contraire, que le christianisme, au moins tel
que pratiqué en Haïti, débouche davantage sur la paupérisation que sur la
création de richesse et de l’amélioration du standard de vie. On a donc hâte de
lire les idées de l’auteur sur le rôle de l’Eglise dans le sous-développement.
Lui qui s’est taillé une réputation d’expert en communication, peut-être est-il
aussi une autorité en matière de développement.
Un grand titre, Notre Eglise et le sous-développement,
qui exige l’attention, et qui a bien vendu à la dernière édition de Livres en
folie. Enfin une perspective chrétienne au sous-développement ! N’ai-je
pas lu quelque part que le christianisme a beaucoup contribué au développement,
par les valeurs qu’il prône, telles que l’intégrité et la responsabilité, sur
lesquelles repose le système de crédit bancaire ? Mais, peut-être ici, Mr.
Sony Lamarre Joseph va démontrer le contraire, que le christianisme, au moins tel
que pratiqué en Haïti, débouche davantage sur la paupérisation que sur la
création de richesse et de l’amélioration du standard de vie. On a donc hâte de
lire les idées de l’auteur sur le rôle de l’Eglise dans le sous-développement.
Lui qui s’est taillé une réputation d’expert en communication, peut-être est-il
aussi une autorité en matière de développement.La folie d'écrire
Deux
mois déjà depuis Livres en Folie. Pour une quinzaine de jours, les fous du livre
ont dominé l’actualité. Des fous, tous ceux qui s’intéressent au livre, dans un
temps dominé par les textes en ligne, qu’on tape sur le quadrant lumineux d’une
tablette ou d’un portable intelligent. Des fous, tous ceux qui rêvent de
devenir Franketienne ou Yanick Lahens, de remporter des prix prestigieux, d’être
des invités d’honneur de salons ou de foires de livre. Des fous, tous ceux qui
lisent encore…Mais quand même, des fous doux. Car nous ne lançons pas de
pierres aux petits larrons du quartier qui nous taquinent à tout bout de champ.
Les mots, sous nos yeux dégagent du charme,
qui nous subjugue, qui nous donne des lubies de grandeur, comme si les mots
sont tout ce qui compte, tout ce qui a de la valeur intrinsèque. Bien qu’autour
de nous, nos proches se foutent des mots, enfin ceux qui ne sont pas aussi fous
que nous.
Précis d’art oratoire de Chantale Victor Guiteau
Par Mario Malivert
Il y a des livres qu’on lit pour
échapper à la réalité du moment, et des livres qu’on lit pour acquérir des
connaissances. Le Précis d’art oratoire
de Marie Victor Guiteau est du second groupe. Ce livre de 260 pages, présenté
aux lecteurs lors de la dernière édition de Livres en folie, est un livre que
les acheteurs et lecteurs doivent lire, même s’ils ne sont pas des
professionnels de la prise de parole (journalistes de radio ou de TV, pasteurs
ou prédicateurs, enseignants et conférenciers, et politiciens). Car, qui sait
quand on aura à prendre la parole en public, faire un discours, ou présenter un
toast ? Surtout que, même dans la vie courante, la nécessité de la prise
de parole est constante, que ce soit pour une simple conversation, une
explication banale, ou une blague. Combien de fois, égaré sur une route peu connue,
revient-on exaspéré après avoir sollicité l’aide d’un passant, qui ne peut pas
clairement vous indiquer la bonne direction. Donc, l’art oratoire, la faculté
de communiquer entre nous ou en public, est un must.
Melissa de Dischler Marcelin
Deux histoires
d’amour, en parallèle ; deux couples au destin fatidique : D’un côté,
Katchina et Galbeaud et de l’autre Melissa et Jeff. Dischler Marcelin monte
ainsi un roman dont les rebondissements n’ont rien à envier aux feuilletons
télévisés si populaires auprès de notre gente féminine.
Pétion-ville
constitue le décor—et bénéficie même d’un prologue. Les femmes, issues de la
classe moyenne, présentent une certaine préciosité accentuée par leur teint
clair et le métissage de leur lignage. L’auteur insiste sur la généalogie des
unes et des autres, tout en encombrant le lecteur de noms de famille à
l’italienne.
Testaman de Beaudelaine Pierre
Yon atik ke Mario Malivert ekri
Balon foutbòl sou
kouvèti Testaman, yon liv ke Beaudelaine Pierre ekri, pa vrèman atire atansyon.
Menm jan an tou, de ti liy, ki di ke liv-sa te pran premye pri nan konkou
Jounal Bon Nouvèl nan lane 2002, te anfouraye nan mitan touf zèb. Epoutan, lè ou
louvri liv la, ou byen sezi dekouvri yon zèv ki merite plas li nan literati
kreyòl la.Kreyativite Beaudelaine Pierre se pa nan pwovèb yo ni nan prensip Pèzo yo, men se nan plase yo nan kad yon listwa, nan kad yon peyizaj, ki pafwa chaje ak mèvèy. Baudelaine Pierre montre li pa lwen ekriven reyalis mèveye yo, ki prèt pou defòme lanati, ki pa pè fè nou kwè nan sa ki lwen reyalite.
Testaman te ka pi djanm toujou si Beaudelaine Pierre tal pi lwen toujou nan devlopman pèsonaj Pèzo-a e nan konpleksite ansèyman li yo. Nan chache kenbe liv la senp, pou tout moun ka konprann, otè ya petèt rate yon okazyon pou l te akouche youn nan kèk woman literè ki soti nan literati kreyòl-la.
Beaudelaine
Pierre, Testaman, Jebca Editions, 2013.
Mario Malivert, 15 jen 2015
François Nau: Chapo ba pou Marechal Mimi ak Ti Jan
Yon
atik ke Mario Malivert ekri
Jacques Pierre, yon save nan Inivèsite Duke, nan tèks
ki sou po do liv-la, rele Chapo ba pou
Marechal Mimi ak Ti Jan yon woman. Men se sitou yon memwa, yon liv sou la vi otè-a, François Nau, ki gen ti
non Ti Jan. Se tou yon temwanyaj sou manman li, Marechal Mimi, yon fanm vanyan
chaje ak vizyon, kouraj, ak karaktè.
Apre kèlke paj
remèsiman ak entwodiksyon, liv-la kòmanse konsa : « Ti Jan se premye
pitit Marechal Mimi ak Blan. » Premye pitit se lespwa fanmi. Manman Ti Jan
te konprann sa. Sitou pi devan li pral ajoute nèf lòt timoun, donk plis pwoblèm
pou ba yo manje, rad, ak elevasyon. Men pou lespwa jèmen nan fanmi-sa, Marechal
Mimi met tout avwa-l nan ledikasyon. Li te konprann ke lekòl se meyè mwayen pou
l gide Ti Jan sou chimen siksè. Nan kòmansman, lanbisyon-l te limite : Si
Ti Jan rive fè twazyèm l’ap satisfè, omwen l'ap ka li papye tè. Men, avèk tan kap
pase, Marechal Mimi vin vle Ti Jan al pi lwen toujou. Se yon fanm ki te gen vizyon,
malgre li menm pat konn ni li ni ekri.Foire Internationale du Livre d'Haiti (FILHA) au Palais Municipal de Delmas.
Par Mario Malivert -- 13 décembre 2014
Sous un soleil plaisant, les amants du livre défilent dans les
jardins du Palais Municipal de Delmas. Derrière l’imposant bâtiment du palais, des
tentes se dressent sur le gazon. Dans l’ombre, des éditions, les unes de
vieille connaissance, les autres d’apparition récente, exposent leurs livres aux
regards curieux et au choix des acheteurs potentiels. Michel Soukar, l’invité d’honneur
de la foire, se voit un peu partout. Parmi nos écrivains les plus connus, nous
avons remarqué Gary Victor, Louis Philippe Dalembert, Dominique Batraville, Christophe
P. Charles, Rodné St Eloi, Evains Weche, Joel des Rosiers, et Iléus Papillon. Au
fond du jardin, près du stage, où des artistes performeront en fin de journée,
un espace est réservé à Cuba, le pays d’honneur.
C'est la deuxième édition de cette foire du livre. Nous saluons la
Direction Nationale du Livre (DNL) pour cette initiative qui vient renforcer la
présence du livre en Haïti. L’une des retombées heureuses de ces foires est l’explosion
des éditions, et des auteurs. Nous espérons que cette foire se pérennise, tout
comme Livres en folie, afin que les éditions et les auteurs aient deux
rendez-vous annuels sûrs, l’un en juin et l’autre en décembre.
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